Le pain d'hier n'était pas celui d'aujourd'hui

Farines ultra-raffinées (T45–T65), blés modernes hyper-gluténés, levures rapides (2h au lieu de 12 à 24h), additifs et améliorants enzymatiques. Résultat : un pain plus gonflé, plus souple, mais moins digeste et plus immunogène.

Les levures n'ont pas le temps de prédigérer les prolamines ; la charge en FODMAPs augmente, irritant les intestins sensibles.

Quand le pain devient inflammatoire

Chez les patients porteurs de HLA-DQ2/DQ8 ou avec un microbiote altéré, ces protéines mal dégradées franchissent la barrière intestinale, stimulent la zonuline et favorisent une perméabilité accrue. Sans déclencher forcément une maladie cœliaque, cela entretient une inflammation de bas grade, de la fatigue, un brouillard mental, voire des douleurs diffuses.

Quel pain proposer ?

Chez le patient hypersensible (non cœliaque) :

Chez le patient cœliaque : zéro gluten, sans exception. Pains certifiés sans gluten : riz, maïs, sarrasin, quinoa, millet, teff, amarante, châtaigne. Vérifier l'absence de contamination croisée.

Le problème du gluten n'est pas qu'une question de gènes, mais aussi de temps, de microbiote et de transformation. Redonner du temps au pain, c'est redonner de la tolérance à nos intestins.

GlutenPainLevainMicrobioteFermentationÉpeautre

Une question ?

Consultez le Dr Dana en cabinet à Magny-le-Hongre ou en téléconsultation.

Réserver sur Doctolib