Le problème du mercure (méthylmercure)
Les gros poissons prédateurs (thon, espadon, requin, marlin, daurade royale) accumulent les métaux lourds au sommet de la chaîne alimentaire. Le méthylmercure se lie aux protéines des tissus et met du temps à s'éliminer.
Il entre en compétition avec le sélénium, indispensable au fonctionnement de nombreuses enzymes. En se fixant sur les sites actifs de la DIO2, il réduit son efficacité. À forte exposition, les effets neurotoxiques sont documentés, notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Microplastiques et PFAS
Les poissons sont aujourd'hui exposés à d'autres polluants : les microplastiques, issus de la dégradation des déchets plastiques marins, et les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées, dits polluants éternels), associés à des perturbations endocriniennes et des effets sur la fertilité et l'immunité.
La solution : bien choisir ses poissons
Les petits poissons gras (à cycle de vie court) apportent autant, voire davantage, d'oméga-3 sans accumulation de toxiques : sardines, anchois, maquereaux, truite ou hareng.
- 2 portions de poisson par semaine, dont au moins 1 de poisson gras
- Alterner petits poissons gras et poissons maigres (cabillaud, colin, sole)
- Limiter la consommation de gros prédateurs, surtout chez les femmes enceintes et les enfants
- Associer le poisson à une alimentation riche en fruits, légumes et fibres
Choisir les petits poissons gras, c'est protéger son cœur, son cerveau, sa thyroïde... et la planète. Une stratégie gagnante pour la santé et l'environnement.