Un tripeptide au cœur de la cellule

Sa forme réduite (GSH) agit comme un véritable réservoir d'électrons, capable de neutraliser les radicaux libres, de régénérer d'autres antioxydants (vitamines C et E) et de participer activement à la détoxification hépatique.

Dans chaque cellule, le couple GSH/GSSG (glutathion réduit/oxydé) définit l'état redox intracellulaire. C'est le baromètre du stress oxydatif.

La réaction de Fenton : le point de bascule

La glutathion peroxydase (GPx), enzyme séléno-dépendante, utilise le GSH pour réduire le peroxyde d'hydrogène (H₂O₂) en eau. Mais en cas de carence en GSH ou en sélénium, cette réaction devient incomplète.

Le H₂O₂ s'accumule et alimente la réaction de Fenton, où le fer libre (Fe²⁺) catalyse la formation de radicaux hydroxyles (·OH) — parmi les plus réactifs et délétères pour l'ADN, les lipides membranaires et les protéines. C'est le point de bascule entre adaptation redox et dommage oxydatif.

Conséquences d'un déficit chronique

Optimiser la fonction glutathion

L'approche repose avant tout sur le soutien de la synthèse endogène :

L'activité physique modérée, la restriction calorique contrôlée et la gestion du stress participent également à la régulation du redox cellulaire.

Surveiller le statut GSH/GPx, en particulier chez les patients âgés, inflammatoires ou exposés à des xénobiotiques, peut orienter vers des stratégies personnalisées de prévention et de soutien métabolique.

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