Le paradoxe du cholestérol
Le dosage du LDL oxydé n'est presque jamais recherché dans les bilans sanguins de routine. Pourtant, c'est bien lui qui joue un rôle central dans le développement de l'athérosclérose et dans le risque cardiovasculaire.
En pratique, de nombreux patients sont directement orientés vers les statines pour faire baisser leur cholestérol global. Or, ces traitements, s'ils peuvent être utiles dans certains cas, ne sont pas sans inconvénients : effets secondaires musculaires, fatigue, et surtout une baisse d'un cholestérol qui reste pourtant indispensable à la fabrication de nos hormones, à la santé de nos membranes cellulaires, à la vitalité de notre cerveau et à notre système immunitaire.
Le stress oxydatif : le vrai problème
C'est le stress oxydatif qui abîme les lipides, les transforme et les rend délétères. Alimentation riche en antioxydants, gestion du stress, activité physique adaptée, qualité du sommeil — autant de leviers qui permettent de protéger nos LDL et de réduire leur oxydation.
- Antioxydants alimentaires : vitamines C et E, polyphénols (fruits rouges, thé vert, curcuma)
- Oméga-3 : protègent les lipoprotéines de l'oxydation
- Activité physique : améliore la défense antioxydante endogène
- Gestion du stress : réduit la production de radicaux libres
- Sommeil de qualité : période de régénération et de réparation cellulaire
Et si, au lieu de diaboliser le cholestérol, nous choisissions plutôt de nous attaquer à ce qui le rend véritablement nocif : son oxydation ? C'est une vision plus nuancée, mais aussi plus efficace et plus complète du risque cardiovasculaire.